Off

Soeur Marie-Rose nous transmet ce point de situation. 
“J’espère que vous allez bien malgré la situation difficile que traverse le monde entier ! Nous pensons bien à vous.De notre côté, l’inquiétude monte avec le nombre croissant de cas positifs au covid-19. En ce 3 avril, le bilan officiel est de 207 cas déclarés positifs et 1 décès : un bilan très inquiétant… C’est même la panique !Pour limiter la propagation du coronavirus, une forte sensibilisation est faite sur l’ensemble du territoire sénégalais pour informer de la gravité de cette maladie infectieuse. Des affiches et des émissions télévisées insistent sur les mesures d’hygiène à respecter pour une prévention de ce virus. Mais il n’y a pas la télévision partout !La fermeture des écoles vient d’être prolongée jusqu’au 4 mai et toutes les autres mesures que vous avez évoquées lasemaine dernière dans votre mail sont toujours en vigueur. Une nouvelle mesure : depuis une semaine, des marchés où se ravitaillent les sénégalais ne sont plus ouverts chaque jour mais seulement trois fois par semaine.Toutes ces mesures exceptionnelles nous mettent face à un “confinement partiel” car elles invitent chacun à rester chez soi. Les sénégalais s’appliquent à les observer même si cela opère un grand changement dans nos habitudes sociales et religieuses.
Évidemment, ces mesures strictes sont nécessaires pour réduire le risque d’une calamité publique mais elles ont un impact sur la vie de certaines familles surtout les plus démunies. Je vous livre un témoignage d’un habitant du village de Louly : “Moi qui, d’ordinaire, n’aie pas toujours du savon pour me laver chaque jour, où vais-je trouver du savon pour me laver les mains régulièrement ? Encore moins du gel hydro-alcoolique dans ce coin de villages !”. Ce souci s’étend à ceux qui font des kilomètres pour rejoindre les lieux publics et vendre des légumes, du poisson, du couscous (aliment à base de mil) ou autres, car c’est une période d’inactivité. Eh oui, pour ceux-ci qui vivent au jour le jour et qui ne comptent que sur leur travail journalier pour manger, ces mesures rendent très difficile leur vie personnelle et familiale…Face à crise qui a déjà touché un grand nombre, je souhaite vivement que cesse cette pandémie et que les hommes puissent vivre heureux et en paix sur la terre.Bien unie à vous tous.”Sœur Marie Rose DIOUF

Face à cette situation d’urgence et comme certains d’entre vous nous suggèrent de le faire, nous allons sortir de notre champ d’action habituel qu’est la scolarisation pour venir apporter un peu d’aide aux habitants du village de Louly. Nous sommes en train de décider des priorités avec Soeur Marie-Rose et reviendrons vers vous cette semaine.